Rencontre avec Guillaume Chogolou
Article mis en ligne le 12 juillet 2017
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Informations et échanges sur la Ferme de Tori, le Château d’eau et le projet de l’école Houngo, vendredi 7 juillet 2017 à Crécy-la-Chapelle, 20h30, Salle Altmann.

Guillaume Chogolou, tout récemment arrivé de Cotonou, a commencé par un bilan détaillé et illustré de l’activité de la ferme qui a atteint son objectif, puisqu’elle est autonome depuis 2016 et fait vivre plusieurs familles :

-  Le troupeau de bovins dont le nombre a été fixé dès le départ à 37 à 40 est « complet » depuis quelques années. La vente de têtes concerne les mâles qui ont tendance à se battre entre eux, les vaches qui ne peuvent plus se reproduire et les veaux engraissés. Les ventes se font sur pied ou après abattage à la ferme après un travail de sélection par le vétérinaire qui intervient aussi pour la reproduction. Amadou, le vacher, s’occupe du troupeau depuis 6 ans. Il avait demandé de l’aide et « testé » deux jeunes qui ne sont pas restés plus de 2 mois chacun… « paresseux, disait Amadou… ». Amadou vient d’avoir un troisième enfant et élève la sœur de sa femme. Celle-ci tout comme son aîné, Boubakar, n’ira pas à l’école malgré l’incitation forte de Guillaume. Par contre, Hassan qui a 2 ans devrait être scolarisé…
Amadou garde maintenant tout le bénéfice du lait pour lui et sa famille donnant en contrepartie une aide aux travaux, comme sarclage et Guillaume a exigé qu’il aille à l’hôpital s’il est malade !
La traite du matin donne 10 à 25 litres de lait qui est vendu frais à la ferme ou sous forme de fromages sur place et au marché du matin (à environ 800 m de la ferme).

-  La porcherie compte 40 bêtes. L’engraissement prend3 à 4 mois. Le porc se vend bien aux particuliers pour les fêtes, mariages, enterrements, mais aussi aux bouchers … La ferme a des clients fidèles.

-  Quant aux lapins, au nombre de plus de 200 dont 10 reproductrices, ils sont vendus sur place. Certaines familles en achètent 5, 10 ... et les congèlent. Des restaurants spécialisés dans le lapin sont aussi de fidèles clients.

-  Dans les 4 bassins de pisciculture, il y a plus de poissons-chats que de carpes. Ceux-ci sont très prisés des Nigérians et sont séchés, fumés… et vendus sur place ou au marché de Cotonou (deux pêches par an)

-  Les pintades sont au nombre d’une vingtaine, domaine de François, ainsi que les quelques canards !

-  Le maïs est cultivé au moment de la saison des pluies par Amadou et Malraux. Quant au manioc, destiné aux porcs, il pousse plus lentement – 8 mois environ.

-  500 à 600 papayers poussent sur la ferme pour de petites papayes très appréciées !

-  Les lauriers se développent – environ 250 pieds. Les feuilles sont très utilisées dans la cuisine locale.

Le château d’eau est très utile pour la ferme (eau potable pour les habitants et les animaux, mais aussi certains arrosages). Des femmes gèrent la distribution aux habitants moyennant 15 ou 25 CFA (2 à 5 centimes d’euro) selon la quantité achetée.

L’influence de la ferme :
L’environnement se développe : il y a plus de population, constructions. Des personnes viennent regarder, se faire conseiller, prendre exemple. Un propriétaire d’une cocoteraie est venu demander à ce que le troupeau puisse paître sur ses terres… pour bénéficier de l’engrais !

L’avenir :
La ferme présente une belle variété d’activités qu’il faut maintenir. Le troupeau de bovins a atteint son niveau maxi, tout comme celui des porcs, des lapins.
Un projet de poulailler pour poules pondeuses est à l’étude. Celui-ci se ferait avec un nouvel ouvrier et nécessiterait une formation.
Les lauriers ont subi une première taille pour assurer leur développement. S’ils sont actuellement cultivés pour les feuilles, un projet d’usine chinoise d’extraction de l’huile essentielle donnerait un débouché supplémentaire.

L’école Houngo
La construction de classes est un gros projet. C’est en 2015 que, lors de la visite du groupe de Créçois, les enfants ont émis ce vœu. Celui-ci nous semblait démesuré étant donné le prix d’une telle construction. Nous avions apporté des fournitures, des cartes qui correspondaient à un réel besoin, aidé financièrement à l’écolage pour des familles pauvres… et pourtant cette demande est en bonne voie aujourd’hui.
Il faut régler certaines contraintes administratives : emplacement, autorisation de la circonscription scolaires et, pourquoi pas, demande d’exonération de TVA…
Et du côté d’ABB, récolter encore quelques fonds pour rassembler la somme nécessaire à 2 classes (3 sont vraiment hors de portée !).

Après toutes ces informations appuyées par des photos, chacun a posé des questions, puis autour du verre (et gâteaux) de l’amitié, échangé avec Guillaume Chogolou.

Un voyage est en préparation pour janvier 2018 : visites à la ferme et découverte de certains visages du Bénin. Nous espérons la 1ère pierre de l’école à cette occasion !

Mais auparavant, rendez-vous les 23 et 24 septembre à la Foire de la Saint-Michel à Crécy-la-Chapelle. Amitié Brie Bénin aura besoin de vous : pour assurer la tenue du stand, pour proposer nos enveloppes (toutes gagnantes !), pour rechercher des « gros » lots…

En décembre, vous serez conviés à un concert offert par les chorales dirigées par Joëlle Balestier. Après leur concert de fin d’année donné au profit de l’école Houngo, les choristes souhaitent que le projet puisse se réaliser rapidement ! Merci pour ce geste généreux !
ABB sera présent aussi sur des marchés de Noël et proposera des cadeaux réalisés par des artisans béninois.

Bon été à tous !

Guillaume Chogolou et tout le conseil d’administration de ABB











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